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lui baisa les pieds en disant : « Que vous ai-je fait sire pour me traiter si durement ? » « Tu t’es moqué de moi et de mon ambassadeur, dit le roi. Tu as dit que si je t’avais envoyé chez la Belle aux Cheveux d’Or, tu me l’aurais  amenée. »

« Il est vrai sire répondit  Avenant que je lui aurais si bien fait connaître vos grandes qualités que je suis persuadé qu’elle n’aurait pas refusé votre offre. Je n’ai donc rien dit de désagréable vous concernant. »

Le roi trouva effectivement qu’il n’avait pas tort. Regardant de travers ceux qui lui avaient fait et dit du mal de son favori il l’emmena avec lui et s’excusa de la peine qu’il lui avait faite.

Après lui avoir fait servir un merveilleux souper, il l’appela dans son cabinet et lui dit :
« Avenant, j’aime toujours la Belle aux Cheveux d’Or et son refus ne m’a pas rebuté. Par contre, je ne sais comment m’y prendre pour qu’elle veuille m’épouser. J’ai envie de t’y envoyer pour voir si tu pourras réussir. »

Avenant répliqua qu’il était disposé à lui obéir en toutes choses, et qu’il partirait dès le lendemain.

« Oh ! dit le roi, je vais te donner un grand équipage. « Cela ne sera pas nécessaire, répondit Avenant, il ne me faut qu’un bon cheval et des lettres de votre part. »

Le roi l’embrassa, car il était ravi de le voir sitôt prêt.

 

 

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